« J’aimerais tellement que la mort de mon enfant ne soit pas qu’un fait divers »

Le 28 février dernier, Benjamin (23 ans) décédait à Chinon après une chute sur un chantier. Trois semaines après le drame, Caroline, sa mère, souhaite que la mort de son fils ne soit pas qu’un fait divers.

Benjamin aimait son travail. Après un CAP chez les Compagnons du devoir, il avait intégré en mars 2021 une entreprise de couverture. « Après des années de galère, il avait trouvé sa voie et grandissait enfin » raconte sa mère.

Le 28 février 2022, ce jeune de 23 ans se trouvait avec un collègue sur un chantier à Chinon (Indre-et-Loire). Depuis une nacelle, les deux hommes travaillaient sur une toiture à une dizaine de mètres du sol. Ils s’afféraient notamment à la réparation d’une gouttière.

Les circonstances du drame sont encore floues, mais sur les coups de 15 heures, Benjamin chutait mortellement. L’enquête de l’inspection du travail devra déterminer si des manquements aux règles de sécurité sont à l’origine de ce terrible accident du travail.

Quoi qu’il en soit, Caroline s’est d’ores et déjà portée partie civile. « J’ai mis le doigt dans un engrenage qui ne s’arrêtera qu’avec la justice. Je ne suis qu’à 3 semaines de la perte de mon bébé et déjà je sens que le système m’aspire. ». Comme bien des familles, c’est un véritable parcours du combattant qui débute pour elle.

La douleur incommensurable de perdre Benjamin comme les complications administratives et juridiques « entrainent toute la famille dans une spirale infernale ». En effet, cette terrible perte affecte non seulement ses parents, mais aussi Eva, la petite amie de Benjamin avec qui il vivait, Alicia, sa sœur dont il était très proche, son petit frère Jules qui l’idolâtrait mais aussi Michelle et Adèle les petites dernières qui l’aimaient tant.

Benjamin entouré de son frère et de ses sœurs

Caroline se dit aujourd’hui « partagée entre tristesse, colère et empathie ». Plus que jamais elle plaide pour une véritable prise de conscience sur la question des accidents du travail. « Ça fait 3 semaines que je crie que je ne veux plus que cela arrive à personne. Je ne veux pas qu’une autre famille vive le même drame. J’aimerai tellement que la mort de mon enfant ne soit pas qu’un fait divers d’un petit journal de province… ».

Une grosse pensée pour Benjamin, sa famille, ses amis et ses collègues.

Une réflexion sur “« J’aimerais tellement que la mort de mon enfant ne soit pas qu’un fait divers »

  1. journalistes médias et les col blanc se soutre des manuelles, ils se servent de nous , puis quand ils non plus besoin, ils nous jettent comme un clinex

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