Mon engagement militant

C’est au lycée (Ambroise Paré à Laval) que je participe pour la première fois à des mouvements revendicatifs. Mes convictions me poussent à l’époque à me mobiliser lors des manifestations contre le Front national (Avril 2002), la guerre en Irak (Mars 2003) ou encore la réforme Fillon (Février-Mars 2004).

C’est cependant durant mes années de Licence à l’Université Rennes 2, que je vais réellement m’investir dans des mouvements de contestation (contre la loi LRU, la réforme de la masterisation…). Tout  particulièrement lors de la mobilisation contre le CPE (février-avril 2006). Comme beaucoup d’étudiants, j’ai vécu la mise en place de ce contrat comme une véritable insulte faite à la jeunesse. En légalisant la précarité pour les moins de 26 ans, le gouvernement de De Villepin démontrait toute l’étendue de son mépris à l’égard des jeunes de ce pays. Non sans provocation, l’UMP et les tenants de l’ultra-libéralisme nous envoyaient ainsi un message clair « sois jeune et tais-toi ». Sans s’en rendre compte ils déclenchaient l’une des plus grandes mobilisations sociales et étudiantes de ces dernières années.

Au sein d’une université à la tête du mouvement étudiant, j’ai durant près de trois mois (sans être engagé au sein d’un syndicat ou d’un parti) participé activement aux actions, manifestations et autres assemblées générales, organisées quotidiennement. Le gouvernement comptait sur notre résignation et notre démobilisation, il a du se heurter à notre solidarité et notre détermination. Le mouvement contre le CPE, ainsi que son dénouement victorieux, vont me marquer et me pousser plus que jamais sur la voie du militantisme.

Ne me reconnaissant pas  (pour différentes raisons) dans les projets du Parti socialiste, du Parti communiste ou encore de la LCR, je vais ronger mon frein pendant quelques années. La création du Parti de gauche en novembre 2008 me permet de pouvoir enfin me retrouver dans une formation politique. Défendant un socialisme d’inspiration jaurésienne, mettant l’humain au centre de son projet politique et se posant en défenseur intransigeant de la République et de la laïcité, je trouve dans le PG un parti répondant totalement à mes attentes. La création du Front de gauche, symbole de la volonté de rassemblement et d’unité de l’autre gauche, renforce mon choix.

Ainsi, je décide donc en 2009 de rejoindre le Parti de gauche. C’est désormais le militantisme politique qui m’anime. Je participe alors, au sein du PG35, à différentes campagnes électorales (notamment lors des élections cantonales de 2011) ainsi qu’à la mobilisation contre la réforme des retraites. Souhaitant m’investir, je prends rapidement des responsabilités : secrétaire adjoint de mon comité (PG35 Nord), puis référent départemental du réseau jeunes. Anticapitaliste, profondément attaché aux principes de laïcité, de solidarité, de justice sociale, fiscale et écologique, je me retrouve parfaitement dans l‘identité du Parti de gauche comme dans les combats qu’il mène.

Mes débuts dans l’Education nationale ne me permettent cependant pas de pouvoir participer activement à la campagne présidentielle de 2012. Mon activité militante se limitera à la gestion et au renouvèlement de la page facebook des jeunes du PG, le Gavroche. Je participe cependant à la mobilisation pour la Sixième République à la Bastille et au dernier meeting de la campagne à Paris. Affecté en Seine-Saint-Denis (93) à partir de la rentrée 2012, c’est à Montreuil que je poursuis mon chemin.

Comments
One Response to “Mon engagement militant”
  1. Pierre dit :

    Les graves incidents ayant émaillé la manifestation organisée le 29 novembre dernier par le Collectif de vigilance 69 contre l’extrême droite et Conex (Coordination nationale contre l’extrême droite) ont marqué les esprits par leur violence et leur ampleur. Selon les chiffres donnés par la préfecture, entre 600 à 900 personnes étaient présentes samedi pour en découdre avec les forces de l’ordre et participer au saccage de la cité.

    Le bilan des violences est lourd : une quinzaine de fonctionnaires blessés, plusieurs dizaines de commerces attaqués, un centre-ville paralysé et une population apeurée. Par contre, le nombre d’arrestations (une quinzaine pour pratiquement un millier de casseurs !) et de comparution immédiate (trois) est totalement ridicule.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :