Racisme anti-blanc : l’arbre qui cache la forêt

Enseignant d’histoire-géographie dans un collège difficile d’une ZUS de Montreuil (Seine-Saint-Denis), j’ai été interpellé par les récents propos de Jean-François Copé concernant le racisme dans les banlieues. Pour le secrétaire général de l’UMP nos quartiers seraient touchés par une poussée de racisme anti-blanc. Dans son analyse il va même jusqu’à mettre en parallèle le racisme dirigé contre les populations d’origines africaines ou maghrébines avec le racisme anti-blanc. Au-delà de son absurdité (il n’y a qu’une forme de racisme et non une multitude) il convient de rappeler que ce concept est directement issu du discours haineux du Front national. Son utilisation par Jean-François Copé est une nouvelle preuve du rapprochement idéologique effectué entre la droite et l’extrême droite. Mais revenons-en à la problématique du racisme en banlieue. Lors d’un cours d’éducation civique sur les discriminations, j’ai justement abordé la question du racisme avec une classe de cinquième. Agés de 12 à 13 ans, les élèves qui me faisaient face (dont une majorité est issu de familles originaires d’Afrique occidentale)  ont exprimé leur ressentis, leurs expériences personnelles face à cette question. Voilà ce que j’en ai retenu.

Jean-François Copé et Marine Le Pen / AFP

Lors de ce cours sur les discriminations, j’ai tout d’abord été particulièrement interpellé par ce besoin qu’avaient mes élèves de raconter leur expérience, leur vécu et d’exprimer leurs craintes face à l’intolérance et plus particulièrement face au racisme. Nous avons commencé la séance par visionner différents clips réalisés par la Halde, concernant les discriminations (homophobie, sexisme, racisme…). Le clip concernant le racisme montrait le cas d’une femme noire qui se voyait refuser un appartement à cause de sa couleur de peau.

– Moi : « Comment s’appelle cette forme de discrimination ?¹ »

– La classe en chœur : « Du racisme »

– Moi : « Qu’est ce que le racisme ? »

– Un élève : « C’est quand on n’aime pas quelqu’un parce qu’il est noir. »

Puis un autre élève intervient : « Monsieur, pourquoi le racisme c’est toujours contre les noirs ? »

Puis une autre : « Monsieur, moi une fois j’étais partie faire les courses avec ma mère et il y a une vielle dame blanche qui est tombé avec son sac. Une dame noire a voulu l’aider à le ramasser et elle lui a répondu « Ne touchez pas à mes affaires, tout ce que je veux c’est que vous retourniez dans votre pays ». »

Une élève ajoute : « Monsieur, pourquoi les blancs n’aiment pas les noirs ? »

Ces remarques n’étaient pas uniquement celles d’élèves d’origine africaine mais bien celle de l’ensemble de la classe, dans toute sa diversité. Tout au long de notre discussion j’ai d’ailleurs senti (à travers leurs remarques, leurs discours…) un accord général entre les élèves sur la question du racisme.

Suite à ce premier échange j’ai passé plusieurs minutes à insister sur le fait que le racisme était le rejet d’une personne en raison de son appartenance à une prétendue race et donc, que tout être humain pouvait en être victime. Une fois terminé une élève a alors pris la parole : « L’autre jour dans le bus, un monsieur qui était noir a refusé de laisser sa place à une vielle dame parce qu’elle était blanche. Est-ce que c’est du racisme ? ». Ce témoignage, comme tous les autres a indigné les élèves. Pour eux, rejeter une personne uniquement en fonction de sa couleur de peau ou de ses origines n’est pas acceptable.

Après ce long aparté nous sommes revenus à notre clip vidéo concernant cette femme noire à qui on avait refusé un appartement. Une élève m’interpelle alors : «  Mais monsieur, ça veut dire que moi aussi quand je serais grande on me refusera un appartement parce que je suis noire ? ». Sa voix, son regard laissaient transparaitre son appréhension, son inquiétude. Je m’en suis alors voulu de la mettre face à cette situation. Je l’ai ensuite rassuré : « Le racisme existe, mais il est combattu. Les actes de racisme sont condamnés par la loi. La peine prévue est d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ».

A aucun moment je ne leur ai présenté la situation d’une personne à qui on refusait un emploi ou un appartement parce qu’elle était blanche… Pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais eu vent de ce type d’affaire. Par ailleurs, à aucun moment les « blancs » de la classe n’ont exposé une quelconque crainte face au racisme. Les jeunes d’origines africaines quant à eux ont clairement exprimé leur peur et leur incompréhension. Jamais, le fameux terme de « gaulois » que Jean-François Copé ne cesse de mettre en avant n’est apparu dans notre discussion.

Il ne s’agit pas de nier qu’il peut exister à la marge un racisme anti-blanc en banlieue. Mais l’important est surtout de ne pas nier la réalité du racisme en France. Le racisme existe, et ce sont avant tout les « non-blancs » qui en sont victimes.

¹J’ai tenté ici de retranscrire du mieux possible la discussion que j’ai eu avec mes élèves il y a quelques jours.

Comments
27 Responses to “Racisme anti-blanc : l’arbre qui cache la forêt”
  1. bernard dit :

    Le racisme, c’est contre les noirs…

    C’est bien ce qu’on leur a appris depuis 30 ans, non ? Une mauvaise note à un élève black, et c’est du racisme… (cas arrivé à ma femme).

    Le racisme contre les blancs, ça n’existe pas. La preuve : quand ils y sont confrontés, il ne le reconnaissent pas…

    Vos élèves africains manifestent des craintes, mais y a-t-il ue beaucoup de situations de racisme réel qu’ils ont vécues ?

    • Matthieu Lépine dit :

      Premièrement je n’ai pas en face de moi des « africains » mais des citoyens français ! Ne vous en déplaise ces jeunes sont nés en France et en France on peut accéder à la nationalité par le droit du sol….

      « C’est bien ce qu’on leur a appris depuis 30 ans, non ? » Relisez l’article et vous verrez que non. Par ailleurs, l’esclavage, le commerce triangulaire, la colonisation, l’apartheid, la ségrégation raciale…sont des faits historiques. Devons-nous les supprimer des programmes d’histoire ?

      Enfin, je vous invite une nouvelle fois à relire l’article (en ôtant vos œillères au préalable) et vous vous rendrez compte que les propos que je relaie ici sont ceux d’enfants de toutes origines et non uniquement ceux de jeunes d’origine africaine.

      • bernard dit :

        Bonjour M. Lépine, merci de votre réponse.

        Voila ce que je lis dans votre article :

        – Moi : « Comment s’appelle cette forme de discrimination ?¹ »

        – La classe en chœur : « Du racisme »

        – Moi : « Qu’est ce que le racisme ? »

        – Un élève : « C’est quand on n’aime pas quelqu’un parce qu’il est noir. »

        On apprend bien à tous les enfants (quelle que soit l’origine) que le racisme « c’est contre les noirs ».
        L’esclavage des africains a été inauguré par les arabes…
        L’apartheid et la ségrégation raciale ne concernent pas la France.

        Alors, il reste la colonisation… Pourquoi les cambodgiens ou les vietnamiens ne mettent pas ça sur le tapis, eux ?

        Et nous, on pourrait pas parler de la colonisation de l’Espagne par les musulmans, de la prise de Constantinople, des razzias sur les côtes d’Italie et de Provence ?

        Bien sûr, la discrimination sur le marché du travail concerne majoritairement les maghrébins et les noirs.
        Mais la situation des femmes dans les cités, les agressions contre les blancs (2 à mon actif) sont AUSSI une réalité. Et une autre forme de racisme…

        Ou bien vous ne définissez le racisme que comme les discriminations à l’accès aux logements ou au travail ? (ce qui peut se justifier…).

        Et, dans ce derrnier cas, j’aimerais bien entendre UNE parole dire « si on veut s’intégrer, le plus intelligent est peut-être de ne pas porter et revendiquer (par exemple) le voile et de jouer le jeu de la société dans laquelle on vit »…

      • Matthieu Lépine dit :

        Bonsoir,

        « On apprend bien à tous les enfants (quelle que soit l’origine) que le racisme « c’est contre les noirs ». » Je vous invite à lire les programmes d’histoire du collège et vous verrez que tous les aspects de l’esclavage et de la traite des noirs sont abordés.

        Si j’ai parlé de l’esclavage, de la colonisation…ce n’est bien évidemment pas pour excuser le « racisme anti-blanc ». C’est pour comprendre les représentations des élèves (et je le répète de tous les élèves, quelle que soit leur couleur de peau).

        Quant à votre conclusion, j’ai du mal à comprendre ce que vous voulez démontrer. Quel lien entre le port du voile et le racisme ?

      • Judas Bricot. dit :

        Que c’est beau… :’o
        Malheureusement, mes expériences et celles de plusieurs amis, collègues et connaissances donnent raison à Bernard.

        « Pas des africains mais des citoyens français ».
        Ca aussi, c’est beau et noble, et cette phrase ferait verser des larmes de joies pour peu qu’on la prononce devant un miroir, ou mieux: une caméra.
        Mais la plupart de mes potes marocains, tunisiens et congolais se définissent avant tout comme…. marocains, tunisiens et congolais! ..avant d’ajouter « mais bon, sur les papiers je suis français, hein.. »
        Oui, c’est agaçant cette distorsion avec le discours officiel…
        J’ajouterais que je ne vois pas en quoi il serait blessant pour eux de les désigner par le terme « africains ». Ou alors faut-il préciser « français d’origine africaine » pour se mettre en conformité avec la « bonne façon de penser »? Un peu comme si c’était dégradant de ne pas être « français-tout-court » finalement.
        C’est curieux comme raisonnement, parce que mes potes, eux, ils s’en foutent.
        Car non seulement quand on en parle, ils se disent eux-mêmes africains, mais en plus ils en sont fiers!
        Mon dieu! Fréquenterais-je des -..horreur!- nationalistes?

  2. M. Godchau dit :

    Les bras m’en tombent !
    Justement, c’est à Montreuil 93 que j’ai connaissance d’agressions de jeunes « Français » et, a fortiori, de juifs non-religieux par des ados d’origine maghrébine et musulmans, à l’école républicaine et alentours.
    Copé ne m’apprend rien et s’exprime avec des années de retard.
    J’ai personnellement essuyé des affronts anti-Blancs, Place de la Fraternité, alors que je ne faisais que passer par là sans aucune histoire. Et je ne raconte pas des faits infiniment plus graves sur Internet…
    Sachez que je suis de gauche, mais que je ne renonce pas pour autant à ma liberté de circuler en paix, de protéger mes enfants des agressions, de m’exprimer à propos de quelque religion que ce soit, d’agir librement sans porter atteinte aux libertés fondamentales de tous, dont les immigrés et leurs descendants.

    Matthieu Lépine, il faut être en état de mort cérébrale pour nier la réalité à laquelle nous devons faire face.
    Si les Noirs et Beurs ont des raisons de se plaindre du racisme de certains Blancs, c’est de la folie pure de continuer de nier le racisme en sens inverse.
    Ne me dites pas que ce dernier est justifié.
    Une amie qui donne des cours d’alphabétisation à des femmes immigrées est ahurie par la force du racisme (dont l’anti-Blancs n’est qu’un détail) de ses élèves.

    Vous vivez dans le monde de Bisounours ? Vous aimez bien ceux de vos élèves qui vous permettent de vous sentir protecteur, progressiste… supérieur ?!
    Sachez que les Frères musulmans ne sont pas de gauche et antiracistes comme vous. Vous êtes en plein marasme, comme une majorité de gauchistes, et vous faites ainsi le jeu de fascistes islamistes. Vous êtes manipulé.

    • Matthieu Lépine dit :

      Cette bonne vielle technique « Copéiste » bien nauséabonde, qui veut faire d’un cas particulier un cas général, est méprisable…

      – « c’est de la folie pure de continuer de nier le racisme en sens inverse »: est-ce ce que je fais dans mon article ? L’avez-vous lu ?

      – « les Frères musulmans »: quel lien avec le sujet ?

      – « il faut être en état de mort cérébrale »: bel argument !

      – J’espère que vous pouvez dorénavant manger vos pains aux chocolats tranquillement sans que des voyous viennent vous agresser…🙂

      • Judas Bricot. dit :

        A partir de combien de cas particuliers peut-on considérer que c’est un cas général ?

  3. Ludovic dit :

    Une phrase me revient en tête, une phrase de Manuel Valls « Il n’y a pas des racismes, il y a le racisme. » (C’est peut-être pas la formulation exacte, mais ça y ressemblait.). C’est une phrase avec laquelle je ne peux être que d’accord, cependant il ne faut pas non plus se leurrer la face.

    Le problème du racisme à l’égard des blancs n’est pas qu’il est extrêmement minoritaire, c’est que c’est un phénomène qui s’est banalisé et qui n’est pratiquement pas sanctionné. Les personnes « blanche » ne vont même pas porté plainte ou ne vont pas voir des organisations comme SOS Racisme, elles seraient quasiment certaines qu’on leur rirait au nez en « niant » le phénomène ou en disant « Il n’y a aucun racisme là dedans. »
    L’essentiel du problème du racisme, tel que je le perçois -à travers ma propre expérience et celle qu’on m’a raconté-, c’est que par acceptation générale, le racisme est à sens unique. C’est d’ailleurs explicité dans votre article « « C’est quand on n’aime pas quelqu’un parce qu’il est noir. » ». C’est, si j’ai bien compris, la réaction d’un enfant assez jeune. C’est une assez grosse preuve de ce phénomène d’acceptation.
    Pour la plupart des gens, lorsqu’il y a du racisme, c’est obligatoirement un homme blanc qui a fait une remarque/action discriminatoire à l’égard d’une personne issus d’une minorité.
    Je suis même pas certain qu’un seul tribunal en France ait osé statué sur une plainte d’un homme blanc pour racisme. L’explication est plus haut. C’est une question d’acceptation générale.

    C’est ce phénomène qu’il faut dénoncer. Il ne faut pas le nier -je ne dis pas que vous le faîtes-, et il ne faut pas diminuer sa porté non plus.

     » Par ailleurs, l’esclavage, le commerce triangulaire, la colonisation, l’apartheid, la ségrégation raciale…sont des faits historiques. Devons-nous les supprimer des programmes d’histoire ? » De même, je trouve ce « commentaire » assez hors de propos. Vous semblez supposer que les élèves n’apprennent qu’à l’école, mais vous n’oubliez pas qu’ils se font leurs propres expériences de la vie ? Sous votre commentaire, je perçois -j’espère me tromper et mal percevoir- une logique d’œil pour œil dent pour dent. Est-ce que sous prétexte qu’il y a eu des erreurs historiques (Et quelle civilisation peut se vanter de ne pas en avoir vécu ?), il doit y avoir une sorte de revanche ?
    Prenons un autre exemple lié à la discrimination, mais pas au racisme : le sexisme.

    Durant une large période de notre histoire, l’homme a traité la femme d’inférieur. C’est un fait historique, on ne peut pas le nier. C’est aussi dans les bouquins d’histoire (exemple : la loi salique en France… ).
    Est-ce qu’aujourd’hui, seriez-vous choqué de voir une femme refusé un appartement à un homme au profit d’une femme uniquement parce que c’est une femme et lui un homme et que surtout que personne ne dise rien, qu’on trouve la situation normale… qu’à la seconde où l’homme se plaindrait de la situation injuste à laquelle il fait face on lui jetterait à la figure les faits historiques ? Seriez vous choqué ?
    A cette unique interrogation, j’espère que vous répondrez sans hésitation un grand oui parce que ça, c’est une discrimination au même titre que celle représenté sur le clip que vous avez passé à vos élèves.

    Dans vos propos, j’ai une très mauvaise impression répandu dans les idées de Gauche.. A chaque fois qu’un membre de la droite ou de l’extrême droite parle de racisme avec une vision plutôt à droite de la chose, on l’accuse immédiatement de rapprochement avec le Front National. (parti qualifié dans l’acceptation générale -à quelques exceptions prêts- de parti raciste uniquement parce que leurs idées sur la matière sont différentes et se rapproche/sont moins éloignés que les autres idées d’une idéologie raciste. Bref, belle preuve d’ouverture d’esprit…). Bref, est-ce si difficile d’imaginer une seule seconde que Jean-François Copé n’essaye pas de se rapprocher du FN mais essaye d’instaurer un véritable sujet ? (Je ne dis pas qu’il l’a fait, juste que c’est une possibilité, non ? Pourtant, à chaque fois que je lis -vous et la majorité des réactions de Gauche-, personne ne semble supposer ça. Pour eux, c’est obligatoirement un rapprochement avec le FN)
    Si un homme politique parle de la baisse du pouvoir d’achat, est-ce que c’est obligatoirement parce qu’il veut se rapprocher des NPA et autres petits partis qui veulent aider les classes moyennes..
    Si un homme politique parle de l’écologie, il veut obligatoirement se rapprocher des Verts ?
    Si un homme politique parle des mauvais patrons, il veut obligatoirement se rapprocher des syndicats ?
    Simple exemple, mais qui selon moi, dénonce bien la fébrilité de ce lien.

    On en revient au même point : ce qu’il faut dénoncer, c’est l’acceptation générale du racisme anti blanc. Il faut le condamner au même titre que les autres racismes. Il n’y a aucune raison valable de distinguer les victimes…

    • Matthieu Lépine dit :

      Bonjour,

      – Je suis entièrement d’accord avec votre introduction et c’est ce que je dis dans la mienne, le concept de racisme « anti-blanc » est absurde. Le racisme, quelle que soit la victime, est condamnable.

      – Si j’ai abordé l’esclavage, la colonisation…ce n’est bien évidemment pas pour excuser le « racisme anti-blanc ». C’est pour comprendre les représentations des élèves (et je le répète de tous les élèves, quelle que soit leur couleur de peau).

      – Enfin, je pense que vous êtes un brin naïf si vous pensez réellement que le but de Copé à travers ce type d’intervention n’est pas d’aller chercher l’électorat du FN. Il n’en est pas à son coup d’essai…

      • Judas Bricot. dit :

        Ha! J’oubliais: ..et puis quand ce sont des gens de la rue qui parlent de ce racisme « anti-blanc », je ne suis pas persuadé que ce soit pour aller grapiller quelques voies au FN.

      • Ludovic dit :

        Je dirais pas que le concept est absurde. Le racisme anti blanc existe. Le seul problème de ce racisme, c’est qu’il n’est pas rentré dans « l’acceptation générale ».

        Pour le dernier point, je pense également que Copé a voulu un rapprochement des voix du FN.
        Mais ce que je dénonce, c’est plus qu’au final, même si c’est évident et quasiment sur, c’est qu’on n’en sait rien. Pourtant, des gens l’affirme comme si c’était la vérité absolu. Copé, pour une raison que j’ignore, n’a pas le droit au bénéfice du doute…

      • Jp dit :

        Selon vous, JF Copé va chercher l’éléctorat du FN, considérant qu’il est en lice pour une éléction interne a l’UMP votre théorie est plutot cocasse.

        Quand à votre lepenisation supposée des esprits elle me fait franchement rire et dénote une inculture politique flagrante de votre part. Je me réjouirai de voir votre mine déconfite à la lecture du programme du RPR en 1990 ou encore si vous vous intéressiez un minimum aux déclarations du Général de Gaulle, mais aprés tout l’étude du commerce triangulaire qui concernait trois villes portuaires en France est sans doute plus important que la vision de la France qu’avait le Général. Monsieur, du haut de mes 20 ans je vous toise. En 58 vous auriez été de cette gauche insipide qui hurlait au fascisme face au Général. « la France est avant tout de race blanche et de religion chrétienne », quel abominable facho a osé dire cela? Vous etes le prof d’histoire je vous laisse retrouver l’auteur de ces déclarations.

        Quant à votre lépenisation des esprits la droite tente simplement de sortir du carcan idéologique dans lequel elle s’est laissée enfermée depuis 20 ans sous la pression d’un monde médiatique idéologiquement de gauche ainsi que du monde associatif aux ordres de la gauche(il n’y a qu’à considerer la nomination de la nouvelle présidente de SOS racisme sortie directement des rangs du PS). Pour le prouver je vous renvoi au programme du RPR d’avant Maastricht voir meme au programme de George Marchais(véritable Le Pen ambulant) qui pronait l’arret total de l’immigration dans les années 80. Un fasciste? Non le candidat PCF en 1981. Il était bien plus virulent que Le Pen peut l’étre. Donc cessez svp de nous parler de lepenisation, c’est ridicule.

        Voila, ce que vous pourriez constater si vous aviez un minimum de culture politique et historique mais aprés tout il est peut etre plus comfortable de se cantonner au bruit médiatique et aux magnifiques programmes historiques concoctés par les chefs de file de l’éducation national.

      • Matthieu Lépine dit :

        @ Jp. Marchais était un fasciste, le commerce triangulaire n’a concerné que 3 ports français… On a rapidement compris qui se cache derrière votre pseudo…

        – « Selon vous, JF Copé va chercher l’éléctorat du FN, considérant qu’il est en lice pour une éléction interne a l’UMP votre théorie est plutot cocasse ».
        Et bien, malgré mon « inculture politique » il ne m’a pas échappé que l’électorat UMP se lepénise justement. 64% des militants UMP étaient pour une alliance avec le FN lors des législatives (http://www.huffingtonpost.fr/2012/04/24/ump-fn-militants-alliance-legislatives-presidentielles_n_1449383.html)… Comme le titrait le monde en Avril 2012, « chez les sympathisants UMP, les thèmes chers au Front national font recette ». Ceci vous avait visiblement échappé ! Oui, il y a une logique politique et électoraliste dans ce que fait Copé !

        – « commerce triangulaire qui concernait trois villes portuaires en France ».
        Vous deviez visiblement ronfler au fond de la classe durant les cours d’histoire de quatrième. Je vous invite à consulter cette carte: http://www.google.fr/imgres?um=1&hl=fr&client=firefox-a&sa=X&rls=org.mozilla:fr:official&biw=1280&bih=644&tbm=isch&tbnid=cTuIDLztDqhKcM:&imgrefurl=http://seenthis.net/tags/esclavage&docid=csUJvKHkgddaSM&imgurl=http://www.maison-histoire.fr/wp-content/uploads/2012/05/atlEsclav_p24TraficPortsEurope.jpg&w=1024&h=1026&ei=kMiGUJbOGMG5hAfauICABQ&zoom=1&iact=hc&vpx=396&vpy=150&dur=211&hovh=150&hovw=149&tx=116&ty=119&sig=103085172715853751427&page=1&tbnh=150&tbnw=149&start=0&ndsp=16&ved=1t:429,r:1,s:0,i:69

        – Concernant Marchais et ses déclarations, je vous invite à consulter ce livre d’Alexis Corbière: http://www.alexis-corbiere.com/img/plaquette-lpdle.pdf

  4. Patrick Lowie dit :

    si on changeait nos habitudes, de ne plus parler de racisme mais de préjugés… nous avons tous des préjugés sur tout le monde et même pas liés forcément à l’origine de chacun de nous… parler de préjugés mettrait un terme à cette idée de race, d’origines, etc…. que le vocabulaire puisse nous aider à mieux vivre ensemble….

  5. 1) il y a une marge entre ce « racisme antiblanc  » = l’insulte,la haine, l’agression , qui relèvent plus de la délinquance.
    Et le véritable, profond racisme en France (anti-arabe, anti-noir , et « anti musulman ») : non seulement insultes sur la « race » attribuée,mais un état de discrimination / ségrégation quasi institué
    Que l’on sache, il n’y a pas de discrimination des « souchiens » pour l’emploi ou le logement…
    Que l’on sache aussi, il n’existe pas non plus de courant politique ou médiatique prônant , excitant, utilisant un « racisme-anti-blanc »
    Et on sait aussi envers quels genre de personnes la police exerce souvent les « contrôles au facies »…

    2) Cette histoire de « racisme antiblanc » à la mode actuellement vient de loin : de toute la fachosphère (US et française entre autres ) . Après Auschwitz et Nuremberg, difficile pour les néonazis, néofascistes, ,de se dire ouvertement raciste , hors de leurs petits cercles D’où toutes ces variations sur la « race blanche », la « culture blanche » menacée. Donc, selon leur propagande, les « blancs » , pas racistes bien sûr, doivent juste se défendre…
    (tout comme les nazis, qui ne faisaient que se défendre de la « menace juive »)
    On en a de multiples variantes, effets jusque chez les UMP = Sarkozy à la télé , avec son aberrant » il y a trop d’étrangers en France », Guéant, avec son « les français ne se sentent plus chez eux » , et les slogans du Bloc Identitaire et autres groupes néofascsites repris dans les méetings UMP « On est chez chez nous !  » (sous entendu dans les profondeurs des cervelles , « vous les Autres, vous n’avez rien à faire ici, aucun droit »

    • Judas Bricot. dit :

      Pas de discrimination des souchiens pour l’emploi? Comment alors peut-on appeler la « discrimination positive »? (indice: la réponse est dans l’énoncé)
      Et Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, qui déclare devant des caméras qu’à compétences égales sa société choisira pour un recrutement « autre chose que le mâle blanc » (je n’ose pas imaginer votre indignation si un Pdg avait dit préférer autre chose qu’une « femelle noire »)?
      Pas de discrimination au logement? C’est faux, et j’en ai fait les frais.
      Pas de courant politique ouvertement « anti-blanc ». Non, mais un courant religieux anti-occidental et qui vomit tout ce que nous sommes et représentons.
      Les contrôles au faciès, pourquoi d’après vous? Pour connaitre plusieurs fonctionnaires de la police, ce n’est pas parce que « les policiers sont méchants », mais parce que leur ‘clientèle privilégiée’ se situe dans cette frange de population. Mais ça par contre, pour le savoir il faudrait que les statistiques ethniques soient autorisées.. (d’ailleurs pourquoi ne le sont-elles pas?)
      « Les blancs, pas racistes bien sûr.. » Une ironie bien marquée dans ce propos, qui laisse entendre « qu’évidemment, les blancs sont racistes ». Et ça, je trouve que c’est raciste.

  6. redresstort dit :

    Monsieur Lépine nous écrit une historiette tristounette car elle met en lumière tous ces petits enfants d’immigrés apeurés ne comprenant pas la dureté de la vie quand on est issu d’une famille pauvre souvent analphabète dépaysée. Il ne faut pas nier les problèmes liés à cette immigration massive. Il est évident que l’intégration est vouée à l’échec quand un flux trop important d’étrangers s’installe dans un pays.

  7. Céline dit :

    Le racisme est universel et ne concerne pas uniquement des attaques contre les Africains, qu’ils soient Noirs ou du Maghreb. Et beaucoup d’entre eux se cachent derrière un pseudo-racisme pour faire valoir leurs « droits » ou se plaindre…

    J’ai assisté à une scène il n’y a pas longtemps à S*R, un homme d’origine africaine est venu au comptoir râler parce que l’opérateur téléphonique avait bloqué son forfait pour factures non payées depuis plusieurs mois… Et tout ce qu’il a invoqué, malgré les explications du pauvre vendeur qui en a pris plein la tronche, c’est qu’il était raciste et que c’était pour cette raison, par ailleurs, que S*R avait stoppé son abonnement. Et en prime, il est parti du magasin en le traitant de « sale Blanc ». Alors franchement, nier qu’il existe un racisme anti-blanc, c’est encore pour se faire bien voir et être « politiquement correct ». ben oui, c’est pas bien de dire que les Noirs et les Maghrébins, eux aussi, font preuve de racisme!

    • Matthieu Lépine dit :

      Qui dit cela ? Avez-vous lu l’article jusqu’au bout ? Je dis bien en conclusion « Il ne s’agit pas de nier qu’il peut exister à la marge un racisme anti-blanc en banlieue ».
      Bien évidemment, il y a des cons partout, mais il ne faut pas faire d’un cas particulier un cas général !

      • dumas dit :

        mais justement, vous n’avez rien compris ! ce n’est pas à la marge, au contraire ! D’ailleurs, ce qu’on reproche finalement, aux « souchiens », c’est d’avoir moins de problèmes que les immigrés… ce n’est pas du racisme ça ? Prenez-vous en à l’état français qui, normalement, privilégie le droit du sol, donc ses enfants qui y sont nés, y ont produit, en grande partie pour l’état d’ailleurs, et en font profiter leurs enfants, se sont conformés depuis des génération à son organisation, ses règles, sa justice, tant d’éléments qui certes évoluent, mais ô combien lentement, et pour une partie reste figée.. En fait, cette histoire de racisme est une fumisterie intellectuelle dès le début. C’est un problème économique, culturel, idéologique, culturel, ce qu’on veut, et les français « de souche » comme vous dites, alors que cela ne veut rien dire, réagissent sainement. Ce qui est malsain, c’est la distorsion permanente que fait la gauche et trouvant toujours les boucs émissaires qui l’arrangent et confortent son idéologie, même (surtout?) si elle est meurtrière. Apparemment, le beau socialisme et toute l’idéologie fausse qui en découle qui a tant oeuvré au cours du siècle précédent ne vous a toujours pas refroidi… un détail de l’histoire sans doute…

  8. trop fort dit :

    bon le racisme anti blanc n existe pas, l esclavagisme arabo musulman n existe pas merci taubira,
    les plaintes des blancs pour racisme ,agression etc… qui sont en augmentations n existe pas,
    les profs qui prennent des baffes par nos chances pour la France n existe pas.les réseaux terroristes en France n existent pas,mohamed mérah n a jamais existé.ça va ne pas moi raciste vous êtes fous je suis noir,ça ne va pas moi raciste vous êtes fous je suis arabes .
    bon la france c est vraiment le monde des bisounours!!je m installe quand??

  9. David dit :

    « A aucun moment je ne leur ai présenté la situation d’une personne à qui on refusait un emploi ou un appartement parce qu’elle était blanche… »

    parce que c’est fait avec plus d’hypocrisie par exemple dans une offre d’emploi on demandera de savoir parler l’arabe

    • Matthieu Lépine dit :

      C’est de l’humour ?

      • dumas dit :

        ben non ! allez postuler dans un kébab au fin fond de barbes vous verrez🙂 Votre idéologie vous aveugle jusqu’au bout…. C’est le commerce, l’acitivité économique qui crée le besoin. Mais je sais que pour vous, être encré dans un terroir, un pays, ne doit pas avoir d’importance…. sauf dans les pays du tier monde, c’est ça ?

  10. christian de B dit :

    La couleur de sa peau
    Son sexe

    Ne sont pas choisis à la naissance, ni plus tard.
    Comment peut-on juger une personne sur un fait qu’elle n’a pas choisi?
    (Et lorsque vous bronzez que faites-vous?)

  11. dumas dit :

    Le métissage existe, bien entendu. Mais rien n’est à idéaliser, ni le métissage, ni le non métissage. Il faut considérer les hommes libres, libres de s’associer ou non. Par ailleurs, en France, la gauche tente depuis des lustres de dissoudre le sentiment national sous prétexte que la France et les territoires en général sont peuplés de gens en mouvement, qui ont des provenances différentes. Mais ceci est un leurre, chaque être noue avec ses origines une relation particulière, complexe, et jamais établie définitivement. C’est ce qui constitue l’Histoire. Le nier est une absurdité. Un algérien ou un malien en france se sent d’abord algérien ou malien, ce qui n’exclut pas qu’il adhère à une « francité », adhésion fluctuant en fonction de son environnement, de son cadre socio-culturel. Et cette « francité » ressentie ne sera pas la même que celle ressentie par un auvergnat depuis 5 générations, c’est une évidence. La multinationalité est un concept, la réalité est toute autre, complexe, jamais claire. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas l’admettre. Mais autant elle peut se concevoir dans un cadre historique et sociologique donné, autant les paramètres de la vie fluctuant et de plus en plus vite, cette notion paraissant ne pas poser de problèmes à priori peut se révéler problématique voire inconcevable. C’est pour cela que définir l’antiracisme comme horizon indépassable n’a aucun sens, même (et surtout) quand il s’agit perpétuellement d’observer la réalité sous l’angle du plus « défavorisé » avec la vision de définir dans un futur toujours à bout de bras une humanité uniforme dans une citoyenneté fantasmée, au sein d’une république non moins fantasmée. Notre antiracisme et notre idéologie française est celle du moins disant, cette litotte du totalitarisme « populaire », populaire désignant une entité non clairement définie, de préférence les plus pauvres d’entre les pauvres pour un territoire (quel sens ?) donné : pauvreté culturelle, financière, intellectuelle. A l’ère d’internet, des flux ultrarapides de l’information, des capitaux, de la mobilité humaine, certains pensent encore que le Français est raciste, particulièrement le « souchien ». Ils n’ont pas compris que leur sensiblerie est sélective, et qu’ils ont pris des wagons du train de la modernité qui les arrangent…

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